#

Les échos de la conférence mondiale du cuivre

Les acteurs du marché du cuivre se sont réunis à Santiago à l’occasion de la Conférence mondiale du cuivre. L’évolution du métal a été remise en cause par les analystes. En effet, le cuivre a de l’avenir, mais les perspectives s’avèrent incertaines pour l’heure. La conférence s’est orientée sur la demande et l’offre.

Qu’en est-il de la demande et de l’offre ?

Kupferspule

Le cuivre étant un métal utilisé dans différents secteurs, reste l’objet d’une forte demande malgré l’essoufflement de la croissance chinoise. « La question n’est plus la Chine, dont nous avions prévu le ralentissement. C’est l’Inde qui n’a pas été le relais de croissance annoncé. C’est ce qui explique en grande partie la chute des prix des matières » relate Christian Minion, un expert des métaux chez Ernst & Young.

Pour ce qui est de l’offre, le tableau est sombre vu les mines chiliennes qui vieillissent. La teneur en cuivre du minerai a chuté et les coûts d’exploration sont revus à la hausse. Le directeur d’Antofagasta, Diego Hernandez a profité de cette conférence pour alerter ses confrères sur le fait que la hausse des salaires au Chili n’a pas pu rattraper la compétitivité espérée. En outre, l’américain Freeport-McMoRan a l’intention de se joindre à la compagnie nationale Codelco et remporter le titre de premier producteur mondial.

L’Amérique latine boude le marché du cuivre

L’Afrique ne parvient pas à prendre le relais de l’Amérique latine malgré les investissements entrepris par Glencore et les autres majors en Zambie et au RDC. Les volumes restent insuffisants bien que les teneurs soient attractives, soit, à plus de 4% dans la région de Katanga.

En conclusion, le prix du métal rouge pourrait bien remonter, mais pas de si tôt. Peut-être bien en 2017, car les fondamentaux n’arrivent pas à soutenir son cours. Avec le ralentissement chinois, les entrepôts de cuivre sont chargés, sans aucun signe de destockage. Or, l’attente risque d’être encore longue vu les incertitudes qui pèsent sur le secteur.

Laisser un commentaire