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La Philadelphia G&S Index : l’indice métaux précieux qui retrouve des couleurs

En ce début d’année 2016, les compagnies aurifères se ressaisissent après quatre longues années de difficultés diverses, entre autres, fermetures de mines, accidents, incendies, grèves en Afrique du Sud, mais surtout avec la chute du cours de l’or. En effet, ses derniers plus hauts historiques remontent en septembre 2011 où le métal jaune cotait à 1.921 dollar l’once pour en arriver à  un prix  dérisoire de 1.060 dollar le 31 décembre 2015.

Mais à fortiori, la qualification de « valeur refuge » de l’or s’est de nouveau confirmée depuis quelques temps, aidée par un contexte économique mondial fragilisé, couplé à un déclin du cours du pétrole. En conséquence, le métal jaune a gagné une hausse de +16% depuis le début de l’année 2016 et le Yen +7% depuis le 1er janvier. Bien que la majorité des indices de référence affichent tous des performances négatives, certains indices sectoriels se démarquent et sortent leur épingle du jeu. Il s’agit en particulier de l’indice Philadelphia Stock Exchange Gold and Silver Index qui est avec le Nyse Arca Gold Bugs Index. Or, ce dernier est l’un des deux indices de référence sur l’or les plus suivis sur le marché boursier.

Philadelphia Gold and Silver : un indice de référence incontestable sur le marché

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Désormais, cet indice affiche une performance de +32% depuis le 1er janvier. En tout cas, c’est le seul à afficher la meilleure performance à l’heure actuelle dans tout les pays et tous les secteurs confondus. En se référant à son graphique, on peut distinguer nettement la corrélation entre l’indice Philadelphia regroupant les majors du secteur aurifère avec deux métaux précieux en l’occurrence dont l’or et l’argent. Il se trouve que la valeur de ces matières premières influe fortement sur les réserves et ressources qui ne sont autres que les actifs de ces sociétés. Cependant, deux décrochages de l’indice sont en mesure d’entraîner une décorrélation entre les sociétés aurifères et les métaux précieux.

En fait, l’indice Philadelphia Gold and Silver regroupe tous les leaders dans le domaine des mines d’or et d’argent, soit, une trentaine de principaux intervenants dans ce secteur. Parmi ces 30 sociétés, seules quatre accusent une performance négative depuis le 1er janvier. Si les métaux précieux furent longtemps mis au ban des investissements rentables, il serait temps de miser sur cet indice qui pourrait apporter de belles opportunités cette année. Un vif regain d’intérêt n’est pas à exclure avec la perspective d’un retardement de hausse des taux aux Etats-Unis, un point important susceptible de peser sur le dollar américain, ce qui rendrait l’or très attractif pour les investisseurs disposants de devises étrangères.

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